• Accueil
  • |
  • Nouvelles
  • |
  • Vers de nouvelles stratégies d’intervention pour mieux défendre les droits des femmes autochtones au Guatemala
Donnez pour la justice Donnez pour la justice

Vers de nouvelles stratégies d’intervention pour mieux défendre les droits des femmes autochtones au Guatemala

  • Vers de nouvelles stratégies d’intervention pour mieux défendre les droits des femmes autochtones au Guatemala
    20 novembre 2017

    Les 9 et 10 novembre dernier, dans la ville de Guatemala, l’équipe d’Avocats sans frontières Canada a organisé un événement qui a réuni plusieurs avocats, juristes et expert-e-s nationales et internationales dont Me Marjolaine Olwell, spécialiste du droit international et avocate à la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH). 

    Les interventions et la générosité de Me Olwell, de même que celles de Dra. Aura Estela Cumes Simon et Me Lucia Xiloj, ont permis de démystifier les formes de discrimination que vivent les femmes autochtones au Guatemala, de partager des bonnes pratiques en matière de représentation légale des femmes autochtones avec une approche culturelle adéquate et de diffuser les normes internationales qui permettent la mise en œuvre, à l’échelon national, de leurs droits fondamentaux.

     

    Dra. Aura Estela Cumes Simon, Me Lucia Xiloj et Me Marjolaine Olwell

     

    « L’évènement a notamment permis de présenter aux participants le contenu du premier rapport de la CIDH sur les droits humains des femmes autochtones dans les Amériques, qui a récemment été rendu public et qui illustrent la dure réalité à laquelle ces femmes font face. Réunir ces participants, échanger et contribuer à élaborer des solutions est un privilège pour ASFC », souligne Me Dominic Voisard, représentant d’ASFC au Guatemala.

     

    Créer une passerelle entre le droit national et international

     

    En marge de cet événement public, ASFC a prévu un espace de travail, d’échanges et de discussions entre les avocats et juristes du Cabinet des droits humains (Bufete de derechos humanos) et Me Olwell. Les dossiers qui ont servi de point d’appui aux discussions ont porté sur un cas de déplacement forcé de communautés paysannes (cas Laguna Larga) et un autre relatif à la revendication de droits de propriété intellectuelle collective d’organisations de tisseuses maya (cas Tejedoras). 

     

    Me Dominic Voisard, représentant d'ASFC au Guatemala

     

    Ce point de rencontre entre des avocats défenseur-e-s des droits humains et Me Olwell a permis aux avocats du Cabinet d’informer cette avocate travaillant auprès du rapporteur des peuples autochtones de la CIDH, d’apprendre de nouvelles techniques de litige stratégique et de plaidoyer auprès de la Commission afin de porter la voix des victimes de façon plus efficace auprès du système interaméricain de protection des droits de l’Homme.

     

    Bonnes pratiques et leçons apprises, deux points de repères pour mieux porter la voix des femmes autochtones

     

    L’événement s’est poursuivi avec la tenue d’une conférence publique portant sur l’accès à la justice pour les femmes autochtones, une réalité qui demeure très préoccupante dans le pays.

    Réflexions sur les moyens et les approches à favoriser pour endiguer les violences basées sur le genre, échanges de bonnes pratiques en matière de litige stratégique pour ce type de dossier et leçons apprises en matière de lutte à ce type de violence ont constitué un moment fort de la journée.

     

    Prise de parole d'une participante

     

    En plus de Me Olwell, les interventions de Dra. Cumes Simon et Me Xiloj ont permis de cibler des aspects prioritaires pour favoriser un meilleur accès à la justice pour ces femmes.
    Dra Cumes Simon a présenté aux participant-e-s les différentes formes de discrimination vécues par ces femmes et mis l’accent sur les obstacles qui empêchent de garantir une meilleure protection de leurs droits.

    Me Xiloj, a axé son intervention sur les obstacles qui limitent l’accès à la justice des femmes autochtones au Guatemala et a présenté certaines bonnes pratiques et leçons apprises de sa pratique en lien avec la représentation légale de femmes autochtones.

     

    De l’abstrait au concret, ou l’importance de répondre aux besoins exprimés par les partenaires

     

    Un atelier portant sur les critères régissant le dépôt de pétitions et de mesures conservatoires à la CIDH a finalement permis à plus d’une trentaine de professionnel-le-s provenant des organisations partenaires d’ASFC au Guatemala d’accroître leurs connaissances au sujet des mécanismes contentieux et non contentieux de protection des droits humains du système interaméricain.

    « Lorsque des expertes comme Me Olwell se déplacent au Guatemala dans le cadre de nos projets, nos partenaires apprécient généralement la tenue de séances de travail privées ou d’ateliers pratiques qui sont plus propices à l’échange et au partage de connaissances. La proximité avec les intervenants et le travail d’équipe qui sont mis de l’avant au sein de nos activités font toute la différence », explique Me Voisard.

    Rappelons que les activités réalisées par ASFC au Guatemala s’inscrivent dans le cadre du projet « Renforcement de la défense des droits fondamentaux des femmes autochtones », soutenu financièrement par le Programme québécois de développement international (PQDI) du Ministère des relations internationales et de la Francophonie (MRIF).

    Les activités sont également menées dans le cadre du projet « Protection des droits des enfants, des femmes et autres collectivités vulnérables » (PRODEF), une initiative menée en consortium avec le Bureau international des droits de l’enfant (IBCR) et soutenu financièrement par Affaires mondiales Canada (AMC).
     


S'inscrire à l'infolettre d'Avocats sans frontières Canada
S'inscrire chargement
825, rue Saint-Joseph Est, bureau 230
Québec (Québec) G1K 3C8
Canada
Téléphone : +1.418.907.2607
Courriel : info@asfcanada.ca
© Copyright - Avocats sans frontières Canada
Design Web par Egzakt